Les nerfs à vif

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Acte 5 Les Sables d’Olonne – 11ème place Raid Côtier

Lundi 17 juillet 2017 

Aujourd’hui aux Sables d’Olonne, théâtre de l’Acte 5 du 40ème Tour de France à la Voile, les Diam 24 ont pris part à un Raid Côtier dans des conditions une nouvelle fois délicates avec un vent de terre changeant, très perturbant pour les navigants. C’est aux alentours de 11h ce matin que les 29 équipages ont quitté le mythique ponton du Vendée Globe à Port-Olona, avant d’embouquer le non moins fameux chenal qu’empruntent tous les quatre ans les marins engagés dans le tour du monde en solitaire…

Pour les Diam 24, le parcours du jour était bien plus court : un Raid Côtier d’une trentaine de milles (sur la route théorique) avec parfois des passages au plus près de la plage. Ce raid a débuté par un délicat bord de près, dans des conditions aléatoires avec des grosses sautes de vent. Dans les petits airs instables, il était possible de gagner et de perdre des places très rapidement. Les équipages n’avaient pas un instant de répit, devant s’adapter en permanence pour tirer le maximum de leur trimaran et négocier les molles et les changements de direction du vent.

A noter que sept équipages n’ont pas franchi la ligne d’arrivée à temps et ont été classés DNF.

De retour aux pontons, Aurélien et ses coéquipiers Olivier Backès et Gurvan Bontemps, se confient, lessivés :  » La journée a été compliquée, stressante et angoissante. Il fallait s’accrocher et réfléchir continuellement pour faire avancer le bateau. Mais a des moments c’était incompréhensible. Le vent reculait et puis d’un coup revenait et hop trois bateaux de derrière nous passent devant sur la dernière marque car par chance ils prennent une risée et nous nous ne pouvons rien faire. »

La forte chaleur et ses 31°C n’a pas facilité le travail des navigants : « C’était chaud dans tous les sens du terme. Dès la ligne de départ qui était infranchissable à tribord, puis Il y a avait des trous de vent énormes. C’était une bataille de chaque instant car tu ne sais pas ce qui va se passer dans la minute qui suit. Pour moi le raid le plus dur depuis deux ans « , témoigne Olivier.

Pour Gurvan,  » le plus dur est d’être à 100% tout le temps. A des moments tu gagnes, à d’autres tu perds. Nerveusement c’était dur mais finalement ce n’est pas pour nous que c’était le pire car nous n’avons fait que gagner des places. »